L'Homme au turban rouge

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L'Homme au turban rouge
Artiste
Jan van Eyck
Date
1433
Civilisation
Primitif flamandVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Autoportrait, portraitVoir et modifier les données sur Wikidata
Technique
Huile sur panneau
Dimensions (H × L)
25,5 × 19 cm
Mouvement
Primitif flamandVoir et modifier les données sur Wikidata
Propriétaires
Thomas Brodrick et National GalleryVoir et modifier les données sur Wikidata
No d’inventaire
NG222Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
National Gallery de Londres, Londres (Royaume-Uni)

modifier - modifier le code - modifier WikidataDocumentation du modèle

L'Homme au turban rouge, ou Portrait d'un homme au turban, est un tableau du peintre primitif flamand Jan van Eyck, réalisé en 1433.

Il est conservé et exposé à la National Gallery de Londres sous le titre Portrait of a Man (Self Portrait?)[1]. Il est considéré par certains comme le premier autoportrait indépendant.

Description

L'œuvre avec son cadre.

Le cadre d'origine a été conservé (les montants verticaux ne forment en réalité qu'une seule pièce de bois avec le panneau central), et comporte l'inscription en pseudo-grec JOHES DE EYCK ME FECIT ANO MCCCC.33. 21. OCTOBRIS (soit « Jan Van Eyck m'a fait le 21 octobre 1433 ») sur sa partie inférieure et sa devise AlC IXH XAN (litt. « Comme je peux »)[2], qui apparaît sur d'autres cadres de tableaux peints par van Eyck, toujours écrit en lettres grecques, avec un jeu de mots sur son nom[3]. Comme sur d'autres cadres de van Eyck, les lettres sont peintes de telle sorte qu'elles semblent avoir été sculptées.

Analyse

Comme tous les portraits de van Eyck, cet Homme au turban rouge a fait l'objet d'une analyse pointue et détaillée des traits physiques. Le sujet est cependant impassible et ne laisse transparaître aucune pensée ni humeur. Ce tableau est souvent considéré comme étant un autoportrait de van Eyck lui-même, bien qu'il n'y ait pas de preuve directe qui puisse le confirmer. Le costume porté par cet homme est conforme au statut social de van Eyck. À partir de 1430, ce dernier s’établit à Bruges et il est nommé peintre de cour. Peintre illustre en son temps, il a droit par exemple, pour sa maison, à la livrée ducale et peut défiler, lors des cérémonies, derrière les hauts dignitaires. Par ailleurs, sa devise personnelle n'apparaît que sur deux des tableaux religieux du maître, et sur le portrait de sa femme.

Certains historiens de l'art considèrent que ce tableau constitue probablement le premier autoportrait indépendant — c'est-à-dire qui ne soit pas in assistenza (une incrustation de l'artiste dans un tableau d'histoire), un type de tableau déjà habituel depuis le Moyen-Âge[2].

L'homme ne porte en réalité pas un turban, mais un chaperon, dont les extrémités, habituellement laissées pendantes, sont ici attachées entre elles au sommet du crâne, ce qui serait une précaution nécessaire s'il était porté par un peintre. Un personnage situé à l'arrière-plan de La Vierge du chancelier Rolin porte un chaperon similaire, et il a également été suggéré qu'il s'agissait d'un autoportrait de l'artiste.

Provenance

Il est exposé à la National Gallery de Londres depuis 1851, présent en Angleterre depuis son acquisition par Thomas Howard, 21e comte d'Arundel, probablement pendant son exil à Anvers entre 1642 et 1644[4].

Notes et références

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Portrait of a Man (Self Portrait?) » (voir la liste des auteurs).
  1. (en) Lorne Campbell, National Gallery Catalogues (new series): The Fifteenth Century Netherlandish Paintings, p. 212-217, 1998 (ISBN 978-0-3000-7701-8).
  2. a et b Volker Manuth, « Rembrandt et les autoportraits et portraits d'artistes : tradition et réception », dans Christopher White, Quentin Buvelot, et al., Rembrandt par lui-même, Paris, Flammarion, (ISBN 978-90-400-9330-2 et 9782080104083, BNF 37047607), p. 41.
  3. Il joue sur la proximité de prononciation entre « Ixh » (ou ich qui signifie en néerlandais : je) et son nom « Eyck ».
  4. Sa présence est attestée dans la collection d'Arundel à Anvers par un visiteur flamand, qui parle d'un portrait du « duc de Barlaumont ». Campbell op. cit. p. 212.

Annexes

Bibliographie

  • Christiane Aulanier, « Marguerite van Eyck et l'Homme au turban rouge », Gazette des beaux-arts, t. XVI,‎ 1936 2e semestre, p. 57-58 (lire en ligne).

Liens externes

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    • Art UK
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    • Smarthistory
  • (en) Œuvre sur le site de la National Gallery.
v · m
Œuvres de Jan van Eyck
Portraits
Œuvres religieuses sur panneau seul
Polyptyques
Manuscrits enluminés
Dessins
  • Sainte Barbe (1436)
  • Étude pour le portrait du cardinal Niccolò Albergati (vers 1432)
Œuvres perdues
  • Portrait d'Isabelle de Portugal (vers 1428–29)
  • Saint Christophe (d'après van Eyck, après 1460)
  • Femme à la toilette (vers 1434)
  • Portrait du Christ (avant 1438)
  • Madone Maelbeke (après 1440)
  • Scène allégorique de pêche (fin des années 1430)
Attribution contestée
Atelier de van Eyck
  • Crucifixion (d'après van Eyck ?) (vers 1430-32)
  • Vierge d'Ince Hall (après 1434)
  • Le Christ sur la Croix avec la Vierge et Saint Jean (vers 1435)
  • la Vierge avec un chartreux (vers 1441-43)
  • Saint Jérôme dans son étude (1442)
  • La Fontaine de Vie (d'après van Eyck) (vers 1445-50)
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